Le Domaine du Haut-Thorenc, un lieu de partage d'observations scientifiques
Le Domaine du Haut Thorenc est une Réserve biologique intégralement dédiée à la préservation de la faune européenne, l'une des plus menacée du monde. On y allie, pour la première fois, tourisme écologique et recherche scientifique.

  Vous y découvrirez de nombreuses espèces menacées qu'il s'agisse de grands mammifères comme le Bison d'Europe ou le Cheval de Przewalski , d'oiseaux tels l'Aigle royal, le Vautour fauve ou encore d'innombrables insectes. Les premiers recensements effectués ont mis en évidence plus de 450 espèces animales dont 12 sont protégées par des conventions internationales 250 espèces végétales. Des simulations réalisées par des scientifique permettent d'estimer à 4000 environ le nombre d'espèces animales et végétales présentes sur la Réserve et alentours.

Une telle diversité (plus de 300 espèces de papillons par exemple.) s'explique par la gestion raisonnée du patrimoine naturel. Ce qui est fait sur la Réserve l'est pour que toutes les formes de vie puissent exister.

Ainsi les pâturages ne sont ni cultivés, ni fauchés. Ce travail est confié aux bisons, chevaux et cerfs qui constituent, ensemble, un moteur efficace de la biodiversité. Grâce à leurs actions complémentaires, renaissent des prairies préalpines où l'on dénombre jusqu'à 40 espèces végétales différentes, là où ne figuraient auparavant que 2 ou 3 espèces.

Cet enrichissement végétal n'est pas limité aux seuls espaces ouverts. On le retrouve dans les parties de la forêt où les bisons ont pris leurs habitudes. Et progressivement apparaissent, en lieu et place d'une forêt méditerranéenne en mauvais état, de vastes prés bois qui constituent une multitude de biotopes où explose la vie.

Les bisons d'Europe pâturent aussi bien les sous bois que les prairies, contribuant ainsi à la dissémination de nombreuses graines. Ils broient les branches basses des arbres, permettant à la lumière de pénétrer dans des zones jusque là ombragées et impénétrables.

Les chevaux et les cerfs peuvent alors s'emparer de ces milieux nouvellement ouverts et brouter une végétation différente, faite de plantes à tiges courtes et de buissons devenus accessibles.

Les sangliers complètent ce travail d'équipe en labourant le milieu, accélérant l'oxygénation de la terre et la germination de graines enfouies depuis parfois plusieurs dizaines d'années.

Les populations d'espèces plus petites, comme le chamois, le chevreuils, le lièvre. et le cortége des prédateurs retrouvent alors des conditions propices à leur développement.

Lors de visites guidées, à pied (c'est une première en Europe) ou en calèche, un membre de l'équipe scientifique vous fera partager son expérience, ses émotions et ses connaissances.

Il vous montrera tout l'intérêt de ce concept : confier aux animaux sauvages le rôle que des millions d'année d'évolution leur avait donné et que l'homme « moderne » a oublié. Il n'est pas d'écosystème viable sans rétablissement de la chaîne alimentaire. Il n'est pas de dynamique biologique sans le moteur naturel que sont les grands herbivores. 

La réserve des Monts d'Azur, un lieu d'étude scientifiques

De nombreuses études en cours

  • l'acclimatation et le suivi biologique d'une population réservoir de bisons d'Europe,
  • le suivi biologique et la réhabilitation à l'état sauvage d'une population de chevaux de Przewalski,
  • l'étude des comportements et interrelations entre les différentes espèces animales présentes sur la Réserve,
  • l'étude d'impact des grands herbivores sur la végétation et la dynamique des populations végétales,
  • l'évolution de la flore existante et l'apparition de nouvelles espèces,
  • l'évolution des forêts méditerranéennes soumises à la « prédation » des grands herbivores et l'intérêt de ce modèle pour la prévention des feux de forets,
  • l'étude des processus d'apparition de l'humus nécessaire à la survie des forets soumises aux aléas de la sécheresse,
  • l'évaluation de la diversité animale et végétale et son suivi annuel.  

    Un comité scientifique de haut niveau
    Il est chargé de mesurer et de valider le travail de l'équipe scientifique de la Réserve:
  • Jean-Jacques BLANCHON : Responsable des programmes de La Fondation Nicolas HULOT.,
  • Marc BOULET : Docteur vétérinaire praticien, passionné de faune sauvage et d'écologie.
  • Pierre GAY : Directeur du zoo de Doué la Fontaine, est président du comité conservation de l'Association Européenne des Zoo et des Aquariums (E.A.Z.A.)
  • Véronique LUDDENI : Docteur vétérinaire, responsable du "Parc aux loups" et passionnée de faune sauvage.
  • Jean-François NOBLET : spécialiste de la faune européenne Conseiller Technique Environnement de l'Isère photographe, écrivain, militant de l'environnement.

  • Les objectifs poursuivis par l'équipe scientifique


    - Démontrer la nécessité de la présence des grands herbivores dans les écosystèmes français et européens

    L'amélioration spectaculaire du milieu naturel démontre, s'il en était besoin, toute l'importance de la présence en nombre d'animaux sauvages. Ils sont seuls capables, grâce à leur remarquable adaptation aux conditions les plus dures, de valoriser une prairie ou une forêt. Mieux, ils l'enrichissent parce qu'ils peuvent utiliser la totalité des plantes disponibles, de la graminée la plus pauvre à la légumineuse la plus riche.

    - Désamorcer le conflit faune sauvage/homme

    Ce conflit très ancien est particulièrement exacerbé en France où peu d'espèces sauvages ont le droit de cité. Nos voisins allemands, italiens ou espagnols ont réussi à conserver le loup, le lynx ou l'ours. Il en découle un important tourisme animalier qui n'existe pratiquement pas en France. A l'heure où le tourisme de proximité va se développer, serait il complètement utopique d'envisager que la France, première destination touristique mondiale, consacre une partie de son territoire au sauvage et que des espèces emblématiques retrouvent les territoires dont elles ont besoin ? Est il si difficile de vivre avec le bison, le cheval sauvage, le loup ou le lynx alors que les Africains ou les Indiens cohabitent avec l'éléphant, le buffle, le lion ou le tigre?

    - Utiliser la faune sauvage comme moteur d'activités économiques durables

    Les espèces disparaissent à un rythme tel que la question de la survie de la grande faune européenne est bel et bien posée. En Europe, une espèce de mammifère sur six est menacée d'extinction et une sur trois en déclin ! Pourtant, la déprise agricole libère un peu partout de nombreux espaces et le retour de la grande faune représenterait une solution très intéressante pour leur entretien et l'instauration dans ces zones fragiles d'activités économiques nouvelles, respectueuses de l'environnement. La Réserve des Monts d'Azur en est un exemple.

    A Thorenc, vous vivrez des instants magiques avec des animaux qui sont notre héritage culturel.

    Conseil général des Alpes-MaritimesPrefecture des Alpes Maritime