TERRITOIRE SAUVAGE DES ALPES MARITIMES

un sanctuaire naturel de 700 hectares

La Réserve des Monts d'Azur est l’occasion de parcourir le territoire d'une faune sauvage préservée : les animaux sont en liberté, la rencontre se fait en suivant leurs traces et indices de présence.

Safaris en calèche ou à pied

Vivez l’expérience d’un safari guidé et partez à la découverte des espèces sauvages de La Réserve.

Des séjours de rêves

Prenez le temps de vivre et de respirer, grâce à un séjour authentique. La Réserve propose aux amoureux de la nature une escapade dans le respect le plus total de l'environnement.

La Faune européenne en liberté !

Brumes d'Automne dans la Vallée

Les couleurs d'un Hiver d'Azur

Safaris en traineau ou Raquettes

Une expérience unique sur la Côte d'Azur

Tarifs et réservations
(Réservation fortement recommandée)

L’hiver

L’hiver – Le temps de la survie

A partir de novembre, la douceur automnale cède la place à la fraîcheur alpine.

Si les journées sont encore agréables, la nuit, le mercure multiplie les excursions au-dessous du zéro En décembre, on relève parfois des températures nocturnes de – 10°C. Avec encore de belles journées ensoleillées qui rappellent la proximité du littoral.

Une quête sans fin pour éviter la privation…

L’herbe et les végétaux dont se nourrissent les herbivores désertent les plaines. Dès la mi-novembre, la faune affamée gagne les sous bois où elle sait trouver une nourriture non consommée pendant la belle saison. Elle arrive à se nourrir en raclant les dernières graminées même sèches, en recherchant les quelques îlots de verdure persistant, ou encore en cueillant les fruits des églantiers et des aubépines. Avant la grande disette de janvier et février, pas question de se montrer difficile !

Au coeur de l’hiver, la quête de l’eau devient prioritaire. Les mares et les ruisseaux sont couverts d’une épaisse couche de glace que les animaux doivent briser, au besoin en marchant dessus. Gare alors aux eaux trop profondes qui peuvent se révéler un piège mortel.

Certaines années, comme 2009 et 2010, le tapis neigeux est si épais qu’il rend vain la recherche de nourriture au sol. Les animaux doivent se contenter des ressources aériennes : lichens, aiguilles de pins, feuilles persistantes du genêt ou du buis, et, surtout, écorces. Des nourritures peu consistantes, mais qui permettent au moins de tromper sa faim en attendant des jours meilleurs. Du moins pour les ruminants. Car les sangliers n’y touchent pas et payent, par manque de nourriture, un lourd tribut aux longs enneigements. En 2009, jusqu’aux trois quarts des individus sont morts dans le haut-pays !

Autrefois, avant que la neige n’empêche leurs déplacements, les animaux migraient pour trouver des cieux plus cléments. Chaque espèce possédait ainsi ses zones refuges. C’était vrai avant que l’homme ne boucle la nature.

Aujourd’hui, lorsque les hivers sont rigoureux, il faut nourrir la faune sauvage si on ne veut pas la voir définitivement disparaître.

C’est ce qui se fait couramment dans les pays de l’Est et c’est ce qui nous faisons dans La Réserve lorsque l’enneigement dépasse 50 centimètres.

…que la faune supporte plus ou moins bien.

Durant l’hiver, le bison a du mal à nourrir sa grosse carcasse de plusieurs quintaux. Aussi prend-il soin de ne pas épuiser précocement les réserves de graisse accumulées pendant l’été. C’est vital pour lui ! Il réduit ses déplacements, ses mouvements. Le troupeau se regroupe, les bêtes se serrent pour se tenir chaud. Ainsi peuvent-elles mieux affronter les températures extrêmes de février qui peuvent chuter au-dessous de – 20°C.

Les hardes de cervidés, au complet, mâles, femelles et jeunes mélangés, accompagnent souvent les groupes de bisons. En cassant les branches, les arbustes ou la glace, les bisons offrent, aux biches, un accès inespéré aux ressources. On peut voir cela comme une coopération inter espèces.

Le cheval de Przewalski semble être le mieux adapté à ces conditions difficiles. Inlassablement, il parcourt La Réserve en grignotant à peu prés tout ce qui est à sa portée. Sa relative petite taille et les réserves de graisse disséminées dans tous ses muscles lui permettent de supporter les rations les plus frugales. En mars, il est à peine amaigri. Contrairement aux autres espèces !

Quand l’hiver s’achève, la plupart des animaux ont perdu du poids.

Les réserves graisseuses ont été consommées. Cet amaigrissement est indispensable pour déclencher la période de reproduction au bon moment. Plusieurs hivers doux provoquent souvent des naissances décalées vers l’automne. Qui se révèlent, souvent, dramatiques pour les jeunes nés trop tardivement et incapables de résister aux grands froids.

L’hiver est une saison clé pour la perpétuation des adultes. Il élimine les animaux trop faibles ou malades et parfois les adultes en pleine santé.

Attention aux excès climatiques. Un hiver trop rude peut décimer les générations reproductrices, un hiver trop doux mettre en péril la génération à venir.

Décidément, la vie est un fragile équilibre !