TERRITOIRE SAUVAGE DES ALPES MARITIMES

un sanctuaire naturel de 700 hectares

La Réserve des Monts d'Azur est l’occasion de parcourir le territoire d'une faune sauvage préservée : les animaux sont en liberté, la rencontre se fait en suivant leurs traces et indices de présence.

Safaris en calèche ou à pied

Vivez l’expérience d’un safari guidé et partez à la découverte des espèces sauvages de La Réserve.

Des séjours de rêves

Prenez le temps de vivre et de respirer, grâce à un séjour authentique. La Réserve propose aux amoureux de la nature une escapade dans le respect le plus total de l'environnement.

La Faune européenne en liberté !

Brumes d'Automne dans la Vallée

Les couleurs d'un Hiver d'Azur

Safaris en traineau ou Raquettes

Une expérience unique sur la Côte d'Azur

Tarifs et réservations
(Réservation fortement recommandée)

Les autres ongulés

Découvrez les autres merveilles de la Réserve

Les autres ongulés

Les Ongulés sont des mammifères herbivores dotés de doigts recouverts d’un ongle ou sabot. Ce super ordre comprend les chevaux, les ruminants et les cochons mais aussi l’éléphant et l’oryctérope !

Certains ongulés portent des cornes, comme le bison ou le chamois. D’autres des bois comme le cerf, le chevreuil ou l’élan. Quelle est la différence ?

A l’exception du renne, le bois est l’apanage des cervidés mâles. Il s’agit d’un os spongieux qui tombe et repousse chaque année, à partir d’une petite bosse située sur le crâne : le pivot.

La corne est, elle, portée par les deux sexes. Constituée d’une partie centrale osseuse, prolongement de l’os frontal et d’un étui corné, elle persiste toute la vie. Sa croissance est continue mais pas constante. Une période difficile engendre un ralentissement de la pousse.

Le Chevreuil — Capreolus capreolus

Espèce moderne par excellence

Le chevreuil est un petit cervidé d’une grande discrétion. Sa petite taille lui facilite l’accès à tous les territoires. Animal forestier, il tend, depuis une vingtaine d’années, à occuper des milieux découverts où l’homme tolère sa présence tant que les « dégâts » sont limités.

Il atteint rarement les 30 kg et dépasse difficilement les 6 ou 7 ans.

Le chevreuil mâle, appelé brocard, porte sur sa tête des bois caducs de petite taille. Le pelage, roux l’été, devient gris brun en hiver suite à la mue automnale. Une tache blanche, le miroir, orne l’arrière-train.

Décrit à tort comme un animal solitaire, il est, en fait, grégaire la majeure partie de l’année. Les groupes hivernaux peuvent compter jusqu’à 50 individus, dans les plaines céréalières notamment.

Une année dans la vie d’un chevreuil

Le rut se déroule au cœur de l’été. Le brocard dont le territoire englobe celui de plusieurs chevrettes parcourt activement son fief et marque arbustes ou jeunes arbres en s’y frottant. Lorsqu’il croise une chevrette réceptive, il entame avec elle un ballet circulaire qui se termine, le plus souvent, par une saillie.

La gestation se fait en deux temps, l’embryon ne s’implantant dans l’utérus que 4 mois après la fécondation ! Les jeunes naissent en mai ou en juin.

En automne, les mâles forment de petits groupes. Ils muent en octobre, leur robe passant du roux au brun gris, perdent leurs bois en novembre et portent leurs velours jusqu’au mois de février.

Pendant l’hiver, se forment des groupes mixtes, plus ou moins importants, souvent visibles dans les chaumes ou les champs labourés.

Dès le mois de février, les mâles commencent à marquer leur territoire. Ces marquages vont s’intensifier à l’approche du rut, et les brocards redevenir solitaires jusqu’à l’été.

Les chevrettes mettent bas fin avril, début mai ; en général 2 petits de 1 à 2 kg chacun. Les faons, qui seraient très rapidement capables de se déplacer, restent dissimulés dans la végétation. La mère passe peu de temps avec eux, ne les rejoignant que pour la tétée. Elle les toilette alors soigneusement, allant jusqu’à consommer les déjections. Toutes ces mesures pour échapper aux prédateurs !

Vers la troisième semaine, les faons suivront la chevrette et ne la quitteront que 10 à 11 mois plus tard.

 

Le Chamois — Rubicapra rubucapra

Le-chamois-2-V2 Le-chamois-1-V2

Le chamois est un petit ongulé de montagne, d’une hauteur de 80 cm en moyenne pour un poids variant de 30 kg pour les femelles à 45 kg pour les mâles.

Les 2 sexes possèdent des cornes, fines et recourbées aux extrémités. En hiver, la robe est plutôt noire. Elle vire au roux en été. La tête et la gorge sont blanchâtres, une bande noire ornant la face de chaque côté.

Le chamois est un ruminant. Il se nourrit de végétaux herbacés mais aussi, en hiver, de lichens, d’écorces ou d’arbustes ligneux comme le genêt ou le buis.

Il affectionne les zones boisées escarpées mais gagne le pied des versants sud lorsque la neige recouvre les hauteurs.

Le rut du chamois débute fin octobre et se prolonge jusqu’au début du mois de décembre. Les mâles rejoignent alors les femelles et se livrent à des « joutes », le plus souvent visuelles. Chaque adversaire cherchant à impressionner l’autre par un ensemble de postures menaçantes ! Après avoir écarté ses rivaux, un des mâles regroupe les femelles sur un territoire restreint qu’il surveille d’un point haut. Quand une femelle lui semble réceptive, il s’approche d’elle, la tête haute en piaffant des antérieurs. Cette dernière semble d’abord paralysée et s’immobilise. Souvent, pour mieux s’éclipser au dernier moment !

Les femelles accouchent, en mai ou en juin, d’un petit, rarement de deux. Les cabris, d’un poids de 2,5 kg, sont capables, une semaine après leur naissance, de suivre leur mère, même sur les reliefs abrupts. Ils vivront avec la harde, au moins, jusqu’à l’âge de 1 an. A cet âge, ils revêtiront une robe rousse et seront nommés éterle pour les jeunes femelles et éterlou pour les jeunes mâles. Les cornes qui ont commencé à pousser dès la naissance vont rapidement former le crochet terminal. La hampe s’allongera au fil des ans pour atteindre, à l’âge adulte, une quinzaine de centimètres.

Sur La Réserve, les hardes sont observables du mois de novembre à la fin du printemps, principalement sur le versant sud de la Montagne de Bleine. Elles comptent de 20 à 50 individus. Depuis 2007, quelques individus ont colonisé les parties sud situées au dessus des Gorges du Loup.

 

Le Sanglier — Sus scrofa

Le-sanglier-1-V2Le-sanglier-2-V2

Le sanglier est un ongulé, de la famille des suidés (de la même famille que le cochon). Il peut mesurer plus de deux mètres du bout du groin à l’extrémité de la queue, atteindre 1m au garrot et peser 350 kg !

C’est un animal brun noir, certains sujets ont des reflets roux ou grisâtre. Les poils, appelés soies, sont plutôt grossiers, noirs à pointes rousses. Ils mesurent, en moyenne, plus de 10 cm en hiver.

Le sanglier se caractérise par son long groin et ses défenses, appelées grès chez le male et crochets chez la femelle qui ne sont autres que des canines à croissance continue. Outil indispensable au fouissage, le groin semble être plus long chez le sanglier de montagne, sans doute parce que l’absence de fruits oblige l’animal à creuser le sol pour y dénicher sa nourriture.

Cette pratique lui vaut d’être l’animal mal aimé des agriculteurs ! Et pourtant, dans la nature, le sanglier est le jardinier en chef. En retournant les sols, il les aère et les ameublit, favorise la germination de nombreuses graines.

La nourriture du sanglier est particulièrement variée. Véritable omnivore, il s’attaque aussi bien aux racines, bulbes, fruits, herbages qu’aux larves d’insectes, œufs et parfois cadavres d’animaux.

Le sanglier, à l’exception des mâles adultes, forme des groupes appelés compagnies, composées de femelles et de jeunes, marcassins à livrée rayées de quelques semaines ou bêtes rousses âgées de plus de six mois. Le rut a lieu du mois de Novembre au mois de Janvier, les mises bas en fin d’hiver (février-mars) après une gestation de 17 semaines environ. Les petits naissent dans un « nid », appelé chaudron, que la mère a soigneusement confectionné à partir de chaumes récoltés aux alentours.