TERRITOIRE SAUVAGE DES ALPES MARITIMES

un sanctuaire naturel de 700 hectares

La Réserve des Monts d'Azur est l’occasion de parcourir le territoire d'une faune sauvage préservée : les animaux sont en liberté, la rencontre se fait en suivant leurs traces et indices de présence.

Safaris en calèche ou à pied

Vivez l’expérience d’un safari guidé et partez à la découverte des espèces sauvages de La Réserve.

Des séjours de rêves

Prenez le temps de vivre et de respirer, grâce à un séjour authentique. La Réserve propose aux amoureux de la nature une escapade dans le respect le plus total de l'environnement.

La Faune européenne en liberté !

Brumes d'Automne dans la Vallée

Les couleurs d'un Hiver d'Azur

Safaris en traineau ou Raquettes

Une expérience unique sur la Côte d'Azur

Tarifs et réservations
(Réservation fortement recommandée)

Le Cheval de Przewalski

Le Cheval de Przewalski — Equus ferus przewalskii

Petit mais Indomptable

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Ne vous approchez jamais d’un cheval de Przewalski , son humeur est exécrable. Il mort et botte pour un oui ou pour un non. Sur le domaine, ce mauvais caractère ose affronter le bison deux fois plus lourd que lui. Voilà pourquoi ce cheval n’a jamais pu être domestiqué par l’homme. N’ayant donc jamais été soumis à une sélection artificielle, c’est le plus proche du cheval préhistorique.

D’abord, ce cheval sauvage est petit : entre 1m20 à 1m40 au garrot. Ce qui ne l’empêche pas de brandir fièrement une grosse tête portée par une encolure épaisse. Ses oreilles sont plutôt longues et ses yeux sont haut placés sur un front plat, ce qui lui donne un regard davantage dirigé vers l’avant que les autres chevaux.

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Autre caractéristique : sa crinière, courte et rigide mue chaque année. Sa robe est toujours isabelle avec souvent des bracelets plus sombres autours des pattes. Une raie de mulet foncée souligne systématiquement sa colonne vertébrale. Le ventre est blanc.

Ce petit cheval sauvage pesant autour de 300 kilos est sacrément résistant : originaire de la steppe et des semi déserts, il se contente d’un régime frugal et sait résister aux températures extrêmes. Petite coquetterie de sa part, ce cheval sauvage, baptisé familièrement cheval mongole possède deux chromosomes supplémentaires par rapport au cheval domestique : 66 contre 64. Ce qui ne l’empêche pourtant pas d’être génétiquement très semblable. Du coup, le cheval de Przewalski et le cheval de Mongolie domestique sont interféconds, produisant des poulains fertiles. Alors espèces différentes ou même espèce. La polémique fait rage et promet de durer des siècles.

Son Royaume

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Autrefois, le cheval de Przewalski régnait sur toute l’Europe et une grande partie de l’Asie. Les hommes préhistoriques en laissèrent 610 représentations dans les grottes ornées de France, d’Italie et d’Espagne. Les plus anciennes remontent à 30 000 ans, et pour les plus récentes à 9 000 ans. Avec les temps modernes, il se fait de plus en plus rare. Au point que le grand Linné l’ignore dans son encyclopédie des espèces.

Pourtant, jusqu’à la fin du 18ème siècle, des troupeaux de chevaux sauvages sont encore signalés dans une vaste zone entre l’Allemagne et la Chine septentrionale. Mais, très rapidement, l’espèce amorce un déclin inéluctable.

En Europe, le dernier individu sauvage est probablement tué en 1814, du côté de l’Allemagne de l’est.

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En Asie, l’extinction se fait plus lente. On voyait encore quelques rares troupeaux de chevaux en Mongolie et au Xinjian au tout début du XXème siècle. En 1878, au poste frontière sino-russe de Zaïsan, le Colonel Nikolaï Mikhaïlovitch Przewalski, grand explorateur russe, reçut des autorités locales un présent : un crâne et une peau de cheval.

Il les fit porter au Musée Zoologique de l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg. Après les avoir étudiés, le conservateur conclut à l’existence d’un cheval sauvage qui reçut le nom scientifique de « equusprzewalski Poliakov 1881 ». C’est alors que les occidentaux découvrent le cheval de Przewalski.

La Disparition en Milieu Sauvage

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La nouvelle de l’existence de ce cheval sauvage s’étant propagée jusqu’en Europe de l’Ouest, nombreux furent les zoos ou parcs privés qui désirèrent en acquérir. A partir de 1897, plusieurs campagnes de capture furent organisées. La plus fructueuse, celle de 1901, aboutira à la capture de 52 poulains après que les adultes, trop rapides et trop méfiants, furent abattus. Seuls 28 de ces poulains arrivèrent vivants en Europe. Ces campagnes furent une catastrophe pour l’espèce et ne fournirent au final que 11 individus capables de se reproduire. Ils sont, avec une ponette mongole jointe à eux en 1906 et une jument capturée en milieu sauvage en 1947, à l’origine de la population actuelle de chevaux de Przewalski.

Le dernier cheval de Przewalski sauvage fut observé en 1968 dans le désert de Gobi en Mongolie.

Réintroduction

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Durant plusieurs décennies, les descendants de ces 13 chevaux mongoles se morfondirent dans des zoos et des parcs, ayant perdu toute leur culture sauvage. Aujourd’hui, leur nombre tourne autour de 1500. Trois associations virent le jour, il y a un vingtaine d’années, pour tenter une réintroduction de l’espèce en Mongolie. C’est l’ONG International Takhi Group qui lâcha 90 chevaux entre 1992 et 2004 après une rééducation à la vie sauvage. L’ONG Foundation for the preservation of nature and environment, qui libéra 84 individus dans une autre région de Mongolie. Et, enfin, l’association Takh créée par l’éthologue suisse Claudia Feh, installée dans les Cévennes, qui transféra 22 chevaux, toujours en Mongolie, en 2004 et 2005. Sept des chevaux de Przewalski de La Réserve Biologique des Monts d’azur proviennent des troupeaux de Takh.

Aujourd’hui, environ 350 chevaux Przewalski ont ainsi retrouvé une vie sauvage et libre, sans compter ceux de La Réserve des Monts d’Azur.

Informations tirées de l’IUCN : http://www.iucnredlist.org/details/41763/0

Les Chevaux Sauvages de La Réserve des Monts d’Azur

Chevaux hiver

Nos chevaux Przewalski proviennent de deux zoos européens et du Domaine du Villaret (48) géré par l’Association Takh. A leur arrivée, en novembre 2005 puis en juin 2006, les 2 premiers groupes de chevaux de Przewalski paraissaient perdus, incapables de trouver leur place dans ce vaste espace, qui plus est, peuplé d’autres animaux.

Leur rapport avec les autres espèces, le bison d’Europe en particulier, était exécrable, en permanence conflictuel. Ce qui n’alla pas sans poser de problèmes car les bisons, excédés de se faire botter, finirent par charger !

L’introduction de 2 nouveaux étalons en 2007 contribua, à apaiser la situation. Des lors, un groupe stable se constitua n’excluant qu’un étalon au caractère particulièrement rétif.

Sur le plan alimentaire, les chevaux de Przewalski pâturent les prairies de graminées et légumineuses de La Réserve, beaucoup plus rarement les sous bois. Les arbres (pin sylvestre) et les arbustes ne sont consommés que très accessoirement, même en période hivernale que ce cheval préhistorique est capable d’affronter avec de faibles rations alimentaires. Pendant la saison de reproduction, d’avril à juin, les étalons perdent beaucoup de poids accaparés par le groupe de femelles qu’ils tentent de conserver à proximité immédiate. Car contrairement aux bisons les groupes familiaux vivent toute l’année sous la conduite d’un étalon. Les naissances ont lieu 11 mois plus tard.

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Jusqu’en 2008, nous n’avions enregistré qu’une naissance sans doute par défaillance de l’étalon dominant. Il fallait donc introduire de nouveaux mâles. Ce que nous avons fait en juin 2009 grâce à l’aide précieuse de l’Association TAKH. Dès leur arrivée, les 6 nouveaux chevaux Przewalski, 3 mâles et 3 femelles, ont rejoint le groupe existant. Après quelques jours difficiles, un groupe de 10 chevaux s’est formé comprenant 2 étalons nouveaux venus et les 8 femelles de La Réserve. Au fil des années, la constitution et le nombre de groupes familiaux varient, ce qui augment la variabilité génétique des poulains.

Il n’existe que 7 espèces d’équidés sauvages dans le monde dont le cheval de Przewalski : Le zèbre des plaines (equusburchellii), le zèbre de Grévy (equusgrevyi), le zèbre des montagnes (equuszebra) et l’âne sauvage d’Afrique (equus africanus) sont encore présents en Afrique tandis que l’âne sauvage d’Asie (equushemonius) et le Kiang (equuskiang) persistent dans le Turkménistan et en Mongolie.